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03 Sep 2026

Un lieu où l’histoire et la mission se rencontrent

Découvrez les témoignages de trois séminaristes et comment grâce au soutien des bienfaiteurs et bienfaitrices, notamment par l’intermédiaire de l’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre, leur formation peut se poursuivre.

Par Stephen Bean*

Situé dans la ville animée de Bangalore, l’une des villes les plus peuplées d’Inde, se trouve le Séminaire pontifical Saint-Pierre.

Fondé en 1792 à Pondichéry, en Inde, et transféré à Bangalore en 1934, le Séminaire pontifical Saint-Pierre a formé plus de 2 500 prêtres qui exercent leur ministère en Inde et dans le monde entier. Certains d’entre eux sont devenus cardinaux, évêques et archevêques.

Aujourd’hui, des générations plus tard, les jeunes continuent de suivre le même chemin vers la prêtrise, soutenus en grande partie par la générosité des catholiques qui font des dons par l’intermédiaire de l’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre (Prêtres de demain).

Votre soutien rend la formation possible

Le recteur du Séminaire pontifical Saint-Pierre est le père Richard Britto. Dans une lettre récente adressée aux Œuvres pontificales missionnaires, le père Richard a exprimé sa profonde gratitude et souligné la dépendance du séminaire à l’égard des subventions qu’elles lui accordent : « Nous sommes assurément très chanceux d’avoir été choisis par vous… Vos contributions nous seront d’une grande aide pour la formation des futurs prêtres. »

Le coût de la formation explose. Le prix des denrées alimentaires et du carburant ne cesse d’augmenter chaque année. Les bâtiments vétustes, dont beaucoup ont près de 90 ans, nécessitent un entretien et des réparations constants. Sans parler des besoins médicaux toujours croissants des formateurs âgés, qui ont consacré leur vie à cette mission. Les subventions accordées par l’OPSA couvrent les besoins essentiels : alimentation, électricité, salaires des travailleurs, soins médicaux et entretien de base. Le père Richard réaffirme sa profonde gratitude envers tous les donateurs pour leur générosité envers l’Église dans les pays de mission.

Le Séminaire pontifical Saint-Pierre accueille de nombreux jeunes hommes que Dieu a appelés au séminaire de manières uniques et inspirantes. Pour frère Rajendran, étudiant en première année de théologie, cet appel est survenu après une carrière prometteuse. Diplômé en biotechnologie, il excellait dans des postes à responsabilités en entreprise et s’apprêtait à poursuivre des études à l’étranger lorsqu’une maladie soudaine a tout bouleversé. Il a alors traversé d’immenses souffrances. Mais, comme le savent les fidèles, Dieu se sert souvent de la souffrance pour nous aider à grandir en sainteté, et frère Rajendran n’a pas fait exception.

Selon ses propres mots : « Cette période de souffrance s’est transformée en un moment de grâce ; Dieu m’a rapproché de lui. » Après son traitement médical, lors d’une retraite, quelqu’un lui a posé une question poignante : « Pourquoi gâches-tu ta vie alors que tu as la vocation sacerdotale ? » Ce moment a tout changé.

La pandémie de COVID-19 a retardé son entrée au séminaire, mais lorsque celui-ci a finalement rouvert ses portes, Rajendran fut le premier à y arriver. Il y passa quatre mois en solitude, et ce silence se révéla une véritable bénédiction. « Ce temps de solitude m’a permis de me détacher des distractions du monde et d’entreprendre un discernement vocationnel sérieux. » Ce moment a tout changé. Ses études universitaires rigoureuses ont façonné son esprit, le ministère pastoral et l’accompagnement spirituel ont formé son âme, et la fraternité du séminaire a forgé son cœur. Aujourd’hui, il écrit : « Chaque prière, chaque cours, chaque événement et chaque visite pastorale me transforme en un serviteur de Dieu, prêt à embrasser l’appel avec foi et amour. »

Trouver Dieu de manière profonde et intime 

Pour frère Ianmario, la vocation sacerdotale a commencé par une simple question : « Pourquoi ma mère va-t-elle à la messe tous les jours ? » Cette curiosité l’a poussé à accompagner sa mère à la messe quotidienne, où il a commencé à en comprendre la valeur. À seulement neuf ans, il est devenu enfant de chœur. Cette expérience lui a permis de rencontrer Dieu d’une manière profonde et intime. L’arrivée d’un nouveau prêtre dans la paroisse a insufflé un nouvel élan à la vie spirituelle de la communauté. Ce renouveau spirituel a eu un impact si profond que frère Ianmario a même vu de nombreux catholiques éloignés de la foi revenir à la pratique de la foi. Il a ainsi pu constater par lui-même combien le rôle d’un prêtre est fondamental et l’influence qu’il peut avoir sur sa paroisse.

Jeune homme, il fut le premier de sa paroisse à entrer au séminaire. « Ma décision a apporté une immense joie à mon petit village. » Frère Ianmario bénéficie également du soutien de sa famille, et notamment de sa mère : « Le désir de ma mère de me voir devenir prêtre est une grande bénédiction… Je suis déterminé à réaliser son rêve de devenir un bon prêtre. »Sa mère lutte actuellement contre un cancer de l’estomac de stade 4, mais cela ne l’a pas empêchée de soutenir la vocation sacerdotale de son fils. Il la compare à la Vierge Marie, écrivant : « Ma mère a été un guide constant et discret, à l’image de la Vierge Marie. » Il attribue à l’amour de sa mère et aux conseils reçus au séminaire le mérite d’avoir été des piliers sur son cheminement vocationnel. « Malgré son combat contre le cancer de stade 4, sa foi inébranlable et ses encouragements discrets continuent de m’inspirer. »

Prêt à donner ma vie pour le troupeau 

Peu après le lycée, frère Arun Prabhu entra au Séminaire pontifical Saint-Pierre, mais des difficultés financières l’obligèrent finalement à le quitter pour subvenir aux besoins de sa famille. Il travailla ensuite deux ans dans une banque, où il apprit le sens des responsabilités et la valeur du travail. Dieu, cependant, n’a pas cessé de l’appeler : « Au milieu du travail et de la routine, j’ai de nouveau entendu l’appel du Seigneur. Il était constant, patient et clair. » De retour au séminaire avec une conviction renouvelée, il s’est consacré à ses études théologiques, à son ministère pastoral et aux différents rôles de responsabilité qui lui ont été confiés.

Frère Arun est reconnaissant envers le séminaire et reconnaît son rôle dans la formation des jeunes hommes à tous les niveaux de leur vie. « Le séminaire nourrit chaque dimension de notre croissance : spirituelle, intellectuelle, pastorale, humaine, sociale, culturelle et écologique… le tout ancré dans les enseignements de l’Église. » « Tandis que je poursuis mon chemin, ma prière est simple : être conforme au Christ, le Bon Pasteur ; aimant, attentif et prêt à donner ma vie pour son troupeau. »

Missions soutenues par les fidèles

Chaque histoire, chaque séminariste, chaque vocation au Séminaire pontifical Saint-Pierre en Inde est rendue possible grâce à la générosité des catholiques du monde entier, et notamment des États-Unis. De l’alimentation à l’électricité, des salaires aux soins médicaux, de la formation spirituelle à l’accompagnement pastoral : vos dons contribuent à former les futurs prêtres du monde. Un séminariste sur trois reçoit une bourse annuelle de l’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre. Dans la chapelle du Séminaire pontifical Saint-Pierre, des hommes se rassemblent chaque jour pour prier pour leurs bienfaiteurs. Leurs voix s’élèvent en signe de gratitude tandis qu’ils se préparent à devenir prêtres et à servir dans les paroisses, les missions et les communautés à travers l’Inde et bien au-delà.

Votre soutien aujourd’hui contribue à former les prêtres de demain. Merci beaucoup !

 

* Un texte de Stephen Bean, traduit de l’anglais, tiré de la revue Mission (printemps 2026) des OPM aux États-Unis.

 

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